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Tassili n'Ajjer

Un vaste plateau de grès du Sahara algérien couvert de plus de 15 000 peintures rupestres préhistoriques s'étalant sur 10 000 ans — dont une figure géante cornue que des théoriciens marginaux affirment représenter un astronaute antique.

📍 Illizi Province, DZ🚪 Accès restreint⚡ Intensity 2/5plateaudesertrock art

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Histoire & Légende

Le Tassili n'Ajjer est un plateau de grès de 72 000 kilomètres carrés dans le sud-est de l'Algérie, érodé sur des millions d'années en un labyrinthe de formations rocheuses, de canyons et d'arches naturelles. Depuis que son art rupestre fut documenté pour la première fois pour la science occidentale dans les années 1930 et systématiquement catalogué par l'archéologue français Henri Lhote à partir de 1956, on a découvert que le plateau contient plus de 15 000 peintures et gravures individuelles, datant d'environ 12 000 ans pour les plus anciennes aux premiers siècles de notre ère pour les plus récentes, et dépeignant un témoignage vivant de la transformation du Sahara, d'une savane fertile grouillant d'éléphants, d'hippopotames et de crocodiles, vers le désert qu'il est aujourd'hui, ainsi que des scènes d'élevage de bétail, de chasse et de danse rituelle. Le site est devenu le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Algérie en 1982.

Parmi les images les plus célèbres figure une silhouette peinte d'environ 6 mètres de hauteur connue comme le « Grand Dieu » ou le « Grand Dieu martien » de Sefar, une forme humanoïde à tête ronde que l'archéologue français Henri Lhote lui-même, dans son récit populaire des découvertes publié en 1958, compara de façon suggestive à une figure en « scaphandre » ou casquée — une comparaison qui, détachée du contexte archéologique original de Lhote, fut plus tard reprise par des auteurs partisans de la théorie des anciens astronautes, dont Erich von Däniken, comme preuve d'un contact préhistorique avec des extraterrestres. Les archéologues traditionnels considèrent cette figure comme appartenant à la période dite des « Têtes Rondes » de l'art rupestre saharien (il y a environ 10 000 à 8 000 ans) et interprètent les formes arrondies comme des représentations stylisées de masques rituels ou de figures chamaniques, cohérentes avec une imagerie similaire retrouvée sur d'autres sites « Têtes Rondes » du Sahara central.

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