Persépolis
La capitale cérémonielle de l'Empire perse achéménide, construite pour accueillir un unique festival annuel célébrant l'autorité du roi sur des dizaines de nations sujettes — et réduite en cendres par Alexandre le Grand, un acte que l'on a depuis débattu comme vengeance calculée ou accident d'ivresse.
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Histoire & Légende
Persépolis, dans le sud de l'Iran actuel, fut fondée vers 518 av. J.-C. par Darius Ier comme capitale cérémonielle de l'Empire perse achéménide, le plus grand empire que le monde antique ait alors connu. À la différence des capitales administratives de l'empire, Suse et Babylone, Persépolis semble avoir servi avant tout de scène pour le festival de Nowruz (le Nouvel An perse), lors duquel des délégations venues de toutes les nations sujettes de l'empire — représentées de façon vivante apportant tribut dans les célèbres reliefs sculptés de l'escalier de l'Apadana, montrant Mèdes, Élamites, Babyloniens, Égyptiens, Indiens et bien d'autres dans leurs tenues distinctives — se réunissaient pour reconnaître formellement le Roi des Rois.
En 330 av. J.-C., l'armée d'Alexandre le Grand s'empara de Persépolis et la pilla, et peu après, le complexe palatial fut détruit par le feu. Les sources antiques, dont les historiens Diodore et Plutarque, rapportent des récits contradictoires sur les raisons de cet incendie : une tradition veut qu'Alexandre ait ordonné l'incendie délibérément, en représailles à la destruction d'Athènes par le roi perse Xerxès lors des guerres gréco-perses plus d'un siècle auparavant ; une autre version, plus haute en couleur, affirme que le feu débuta lors d'une célébration arrosée, sur la suggestion de la courtisane athénienne Thaïs, comme un acte symbolique de vengeance qu'Alexandre regretta par la suite. Les preuves archéologiques montrent que l'incendie fut intense et se propagea largement dans tout le complexe, mais la question de savoir s'il s'agissait d'une politique d'État préméditée ou d'une destruction impulsive reste débattue par les historiens, la vérité étant probablement obscurcie par les besoins de propagande des divers royaumes hellénistiques successeurs qui racontèrent par la suite cette histoire.
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