Forêt d'Aokigahara
Une forêt dense au pied du mont Fuji, ayant poussé sur une coulée de lave du IXe siècle, où la roche riche en fer perturbe les boussoles et dont la longue association avec la mort en a fait l'un des lieux les plus hantés du Japon.
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Histoire & Légende
Aokigahara (« la mer d'arbres ») couvre environ 35 kilomètres carrés de forêt ayant poussé sur un champ de lave durcie laissé par une éruption du mont Fuji en 864 apr. J.-C. La roche volcanique sous le sol forestier est riche en dépôts de fer magnétique, susceptibles de perturber le fonctionnement des boussoles — un phénomène longtemps cité, de manière quelque peu inexacte, comme cause d'égarement des randonneurs (l'effet est généralement trop faible pour affecter significativement les GPS portables modernes). La couverture arborée dense et largement silencieuse, ainsi que le sol volcanique accidenté, donnent à la forêt une qualité désorientante et feutrée qui façonne sa réputation depuis des siècles.
Dans le folklore japonais, la forêt est depuis longtemps associée aux yūrei — les esprits des morts — en partie à travers son lien avec l'ubasute, une pratique historique présumée consistant à abandonner des proches âgés ou infirmes dans des lieux reculés en période de famine, bien que les historiens débattent de l'ampleur réelle de cette pratique. La forêt acquit une association moderne avec le suicide après la parution en 1960 du roman Kuroi Jukai (« la mer noire d'arbres ») de Seichō Matsumoto, après quoi le site enregistra une nette augmentation des cas. Depuis 2004, les autorités japonaises ont cessé de publier les chiffres annuels de récupération de corps afin de réduire la notoriété de la forêt, et des panneaux à ses abords encouragent les visiteurs en détresse à chercher de l'aide et à reconsidérer leur geste.
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