Atlas Geomythica
Mystères archéologiques

Mohenjo-daro

Une métropole de 4 500 ans de la civilisation de la vallée de l'Indus, bâtie selon un plan en damier précis et dotée du plus ancien système d'assainissement urbain connu au monde, dont l'abandon soudain — et une couche de squelettes éparpillés et non ensevelis — a suscité des explications allant de l'effondrement climatique à une théorie discréditée de guerre nucléaire antique.

📍 Sindh, PK🚪 Accès libre⚡ Intensity 2/5ruinsplains

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Histoire & Légende

Mohenjo-daro (« la colline des morts » en sindhi) fut, à son apogée vers 2500 av. J.-C., l'une des plus grandes cités de la civilisation de la vallée de l'Indus (aussi appelée civilisation harappéenne), avec une population estimée jusqu'à 40 000 habitants vivant dans une ville organisée selon un plan en damier précis de rues orientées selon les points cardinaux, dotée de maisons standardisées en briques cuites reliées à l'un des plus anciens systèmes d'assainissement urbain connus au monde — des canalisations couvertes courant sous la plupart des rues, des siècles avant que des systèmes comparables n'apparaissent ailleurs. L'écriture de l'Indus, retrouvée sur des sceaux à travers le site, reste indéchiffrée, ce qui signifie que les noms que cette civilisation se donnait elle-même, ainsi que ceux de ses dirigeants et de ses dieux, nous restent inconnus.

La civilisation entra en déclin vers 1900 av. J.-C., et Mohenjo-daro fut abandonnée vers 1700 av. J.-C. ; l'archéologie traditionnelle attribue cela à une combinaison de facteurs, dont le déplacement du cours du système fluvial de l'Indus, une sécheresse prolongée liée à l'affaiblissement des moussons, et l'effondrement consécutif de l'excédent agricole qui avait soutenu les villes. Dans les années 1970, la découverte de squelettes humains éparpillés et non ensevelis dans les niveaux supérieurs du site — interprétée par certains des premiers fouilleurs comme la preuve d'un massacre final — alimenta une théorie marginale, popularisée à partir des années 1960, selon laquelle la cité aurait été détruite par une explosion nucléaire antique, s'appuyant sur la découverte de matières vitrifiées (« pierres noires ») présentées comme la preuve d'une chaleur intense. Les archéologues traditionnels ont rejeté cette interprétation, faisant remarquer que les squelettes datent de périodes différentes s'étalant sur tout le déclin de la cité plutôt que d'un événement unique, et que la matière « vitrifiée » correspond à de simples scories de four provenant des activités de fabrication de briques et de poterie du site.

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